mots de François Mauriac, parus en août 1943

Georges Séguy, ancien cheminot, résistant à 16 ans, l’un des plus jeunes déportés de France, à Mauthausen, une certaine idée de la France. L’occasion de rappeler ces mots de François Mauriac, parus en août 1943 : «Seule la classe ouvrière dans sa masse aura été fidèle à la France profanée. A l’heure où j’écris, (novembre 1941) tant d’autres Français sont mus par une passion élémentaire : la peur ! Ils ne l’avouent pas, rendent au maréchal un culte d’hyperdulie, invoquent Jeanne d’Arc, mais dans le secret, tout pour eux se ramène à l’unique nécessaire : sauver leurs privilèges ».

 

Le Monde.fr

Georges Séguy, ancien secrétaire général de la CGT, est mort . Communiqué de la CGT

Georges Séguy, ancien secrétaire général de la CGT, est mort . Communiqué de la CGT

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Communiqué de la CGT

C’est avec beaucoup de tristesse et d’émotion que nous avons appris le samedi 13 août 2016, le décès de Georges Séguy, à 89 ans, ancien Secrétaire Général de la CGT de 1967 à 1982.
C’est une grande figure de la CGT et du syndicalisme qui vient de nous quitter. Infatigable porteur de valeur humaine et des droits émancipateurs pour tous les salariés, c’est ce qui le guidera jusqu’à son dernier souffle.
Très tôt dans sa jeunesse, il s’engage dans la résistance au moment de la deuxième guerre mondiale.
De part son engagement en tant que premier dirigeant de la CGT, il aura à cœur de faire vivre la démocratie interne de la CGT. Tout comme, il laissera une place importante aux jeunes et aux femmes pour qu’ils/qu’elles prennent des responsabilités.
Sa responsabilité sera marquée notamment par les événements de mai 68 avec de nombreuses grèves dans les entreprises, qui conduiront à une augmentation de 35% du SMIG et de la création des sections syndicales d’entreprise, suite aux négociations de Grenelle et son relevé de conclusion.
Encore aujourd’hui, il était très attentif et au fait de l’actualité dans un monde où le capitalisme n’a plus de limite, faisant progresser la précarité et les inégalités de façon incessante. Il disait en 2013 :« Il ne suffit pas de s’indigner, il faut s’engager ».
Cette formule trouve encore tout son sens, avec la Loi travail et tous les choix politiques qui ne répondent pas aux revendications premières des salariés.
Georges Séguy sera inhumé dans la stricte intimité.
Un hommage lui sera rendu, en septembre, par la CGT

DEMOCRATIE QUAND TU NOUS TIENS !

Quand un président à 18% de popularité passe une loi rejetée à 75% au 49.3, c’est la démocratie.
Quand le peuple se défend, c’est une prise d’otages.

Gouvernement et patronat s’agitent pour décrédibiliser les salariés grévistes. Leur cible : la CGT, pour diviser les syndicats entre eux et fédérer les Français contre le mouvement social. Quitte à inverser les responsabilités dans la situation créée par le passage en force de la loi El Khomri.

DÉCLARATION DE LA CGT SÉANCE SIGNATURE ACCORD SALARIAL A ORANGE

Montreuil, le 19 avril 2016

La CGT a participé à cette négociation salariale 2015 à Orange dans un esprit constructif et avec la volonté d’aboutir à un accord répondant aux revendications du personnel.

Force est de constater qu’après les réunions de négociations, le projet de l’entreprise ne répond ni de près ni de loin à celles-ci.

Ce projet est dans la droite ligne des précédents accords salariaux à Orange, placé sous le signe de la modération salariale, même si la direction s’en est défendue en début de négociations.

En effet, même si l’affichage officiel est un taux directeur de 1,6%, nous n’oublions pas que le taux consacré aux augmentations salariales n’est que de 1%. L’agrégation des mesures emplois et compétences et de l’ajustement salarial dans l’affichage est un véritable tour de passe-passe.

La CGT tient à souligner que seule la position commune des organisations syndicales a permis d’obtenir que tous les salariés d’Orange puissent être concernés par ce projet d’accord, car la direction ne le souhaitait pas. Au contraire, Orange a souhaité tout au long de cette négociation, le retour des augmentations managériales, alors même que celles-ci ont été une des sources des problèmes sociaux rencontrés en 2009 !

Nous avons de plus constaté un durcissement dans les positions de la direction au fur et à mesure de l’avancée des négociations. Pour négocier il faut être deux, et malheureusement nous n’avons pas ressenti la volonté de l’entreprise d’aboutir à un accord de haut niveau, mais au contraire la volonté permanente de rester en deçà de la position commune des organisations syndicales qui demandaient à minima 2% d’augmentation avec 400 € pour les salariés non cadres et 500 € pour les cadres. L’attitude de la direction lors de la dernière séance témoigne d’une sorte de mépris vis-à-vis des propositions portées par les organisations syndicales, alors que ces propositions vont dans le sens des défis que l’entreprise à relever notamment en terme d’attentes et de besoins des salariés.

Au final, si 100% des salariés non cadres de droit privé bénéficieront de 1% d’augmentation sous forme d’une augmentation collective de 275 €, les deux tiers des cadres devront se contenter d’une augmentation salariale garantie de 0,66%, soit 325 €, tandis que les deux tiers des fonctionnaires non cadres n’auront que 0,3% avec l’augmentation prévue du point d’indice au 1er juillet et les 100 € d’augmentation du complément salarial, soit 0,28%, ce qui leur donnera une augmentation salariale de 0,58%.

La CGT déplore particulièrement certaines mesures présentes dans ce projet.

Tout d’abord la volonté affirmée et assumée de la direction de maintenir contre vents et marées, et malgré l’opposition unanime des organisations syndicales, les mesures emplois et compétences, que nous nommons « reconnaissance sans promotion », à un niveau supérieur à celui des promotions, particulièrement pour les cadres. D’ailleurs plus de 7 salariés sur 10 ne seront pas concernés !

Ensuite, la possibilité donnée aux décideurs d’utiliser la miscibilité entre les budgets consacrés aux promotions et aux mesures emplois et compétences, va complètement dévoyer l’utilisation de la promotion en tant que reconnaissance professionnelle des salariés.

La faiblesse du budget prévu pour les promotions des cadres est hallucinante. Il va permettre à 4% des cadres de bénéficier de promotions ! Nous sommes revenus à une situation où le budget promotions ne faisait pas partie des négociations salariales, nous ne pouvons pas l’accepter. D’autant que l’argument développé par la direction sur la non utilisation de ce budget en 2015 n’est pas recevable, puisque les organisations syndicales ont informé la direction lors de la présentation du bilan, que certains salariés se sont vu refuser une promotion au prétexte d’un manque budgétaire !

La volonté de la direction de donner des augmentations managériales et individuelles aux médecins du travail est tout simplement un casus belli pour la CGT. Nous avions obtenu depuis plusieurs années que les médecins du travail soient adressés par une mesure collective de façon à ce que leur indépendance soit assurée, et cette année vous remettez en cause cette indépendance en leur promettant des augmentations complémentaires individuelles s’ils participent à des activités supplémentaires. Nul doute que les commentaires de certains médecins du travail dans les différents bilans seront plus mesurés vis-à-vis d’Orange dans les prochaines années, nous ne l’acceptons pas.

1,8 millions d’€ du budget égalité professionnelle non utilisé en 2015 ont été réinjectés en 2016 dans les mesures de réajustement salarial et dans le budget de promotion non cadre. Alors même que des inégalités de rémunération entre les femmes et les hommes perdurent, l’entreprise se paie le luxe de ne pas utiliser le budget permettant de corriger ces inégalités de traitement mais en plus redistribue le budget non consommé dans des mesures collectives sous forme de rattrapage !

Bien entendu, l’unité syndicale obtenue quasiment sur toute la négociation a permis certains points positifs, comme l’adressage de tous les salariés que nous avons déjà évoqué.

Le relèvement des seuils des premiers niveaux de salaires va aussi dans le bon sens, mais plutôt que d’augmenter ces seuils chaque année, il serait plus judicieux d’envisager des grilles salariales internes à Orange qui supprimeraient le besoin de cette mesure.

Pour toutes ces raisons, la CGT ne pourra pas apposer sa signature à ce projet d’accord salarial et nous le déplorons.

 

 

UN PROBLÈME UNE COMMISSION UN RECASE !

Thierry Lepaon va prendre la présidence de la nouvelle agence de cohésion sociale. Et il n’est pas le seul à bénéficier des bonnes grâces du gouvernement.

NOUVELLES DU FRONT POSTIERS DES PYRÉNÉES ORIENTALES

-Concernant Cabestany un protocole de fin de conflit a été signé mercredi dernier. Les collègues en grève ont tenu 5 jours de plus pour essayer d’arracher l’engagement de la poste de ne pas s’attaquer aux représentants syndicaux. Durant 2 jours de négos, nous avons interpeller préfecture, inspection du travail et la fédération pour faire infléchir la poste sans que cela n’ai d’incidence directe. En lien avec les militants CGT de Perpignan et le syndicat, une pétition signée par la majorité des agents de la PPDC a été remise en délégation de masse (20 collègues). Cette action plus que symbolique montre bien que rien n’est joué d’avance et pose les jalons d’actions collectives sur la PPDC et partout ailleurs. L’idée a été lancée d’élargir cette pétition à l’ensemble du département. S’il faut des mains les grévistes de Rivesaltes réitèrent leur proposition de donner un coup de pouce. Sur leurs revendications il est clair qu’ils n’ont pas gagné grand chose mais il faut prendre en compte le faible rapport de force local qu’ils avaient (3 ou plutôt 2 grévistes sur 8 car le militant SUD était détaché à mi-temps) et valorisé quand même leur combat car là où il y a combat les idées émergent face au fatalisme.

-Concernant Rivesaltes, 3 adhésions ont été faites lundi et d’autres suivront sûrement. Et j’ai proposé comme le prévoit notre fonctionnement pour être au plus proche du lieu de travail et faire vivre la CGT, de créer une section syndicale (reste à définir son périmètre). La lutte paie. Sur le terrain des négociations les choses sont au blocage du côté de La Poste. Cela fait 4 semaine qu’elle refuse de négocier alors que les grévistes ont fait des dernières propositions en faisant preuve de bonne volonté en revoyant à la baisse certaines de leurs revendications et en prenant l’engagement de ne rien rajouter.

L’objectif des grévistes est de terminer ce conflit pour pouvoir recommencer quand cela sera nécessaire mais il faut gagner sur les revendications, notamment nos incontournables (les promotions 1-3 pour 3 syndiquées CGT en fin de carrière, la mise en vente de la tournée d’Opoul, la nomination du CIE en CDI sur Rivesaltes et Espira, l’obtention d’un samedi sur 2 pour une nouvelle adhérente en mi-temps et avec préconisation médicale et l’engagement de non poursuites disciplinaires et judiciaires pour tous, représentants syndicaux compris). On y est presque.

Mais pour cela il va falloir taper fort médiatiquement parlant. Nous avons proposé de bloquer le centre de Rivesaltes nuit et jour, à cet effet nous avons demander l’autorisation d’occuper l’espace public à la mairie. Si celle ci refuse nous planterons les tentes devant la mairie. Nous aurons besoin du soutien (matériel et physique) du syndicat, des ULs et de l’UD. La situation est préoccupante à plusieurs titres, financièrement, nous sommes obliger d’aller au resto du  coeur et nous le ferons valoir médiatiquement aussi, et certains des grévistes sont prêts à faire une grève de la faim (SUD les y encourage mais pas la CGT). 2 soirées sont prévues une le 16 à la MJC de Thuir avec concerts et tombola (ballons dédicacé par les dragons et maillots dédicacé de l’USAP) et l’autre le 23 à la salle des fêtes de Claira avec un repas fraternel ouvert aux familles, amis et militants (on prend les inscriptions, que la CGT soit bien présente).

Il est évident que l’on se retrouve samedi à Perpignan pour la manif et on nous a proposé (JCR) de mettre un stand avec boissons et nourritures pour la « nuit debout », on s’organise.

Jusqu’à la victoire.

Amitiés syndicales

Alex.