COTISATION SANTE DES FONCTIONNAIRES D’ORANGE

Ce 22 octobre la direction a ouvert les négociations concernant la participation de l’entreprise à la cotisation santé des fonctionnaires, comme elle s’y était engagée à la fin du premier semestre

Un premier pas….
Pour la CGT, c’est un premier pas vers une réponse à la revendication légitime et attendue par les fonctionnaires, de la prise en charge de la cotisation mutuelle.
C’est le résultat de toutes les actions menées.
Tout réside maintenant dans la volonté des personnels concernés de se faire entendre pour obtenir une réponse à la hauteur de leurs attentes.
Mais une proposition insuffisante :
Le principe énoncé par la direction est : Une contribution moyenne de l’entreprise pour les fonctionnaires équivalente à la contribution moyenne de l’employeur pour les salariés de droit privé.
La direction a parlé d’une participation qui atteindra progressivement 652 € annuels. A terme ce sont 54€ par mois qui seront versés. Mais nous ne connaissons ni le montant de départ, ni l’échelonnement dans le temps qui prendra effet au 1er janvier 2015.

La CGT demande d’ores et déjà :
• le versement immédiat des 54 € ,
• une participation équitable de l’employeur. En effet, pour un salarié de droit privé, Orange estime la cotisation moyenne santé sur une année à 1087,35€. La part employeur étant de 60%, la participation est donc de 652,41€ (base de la proposition). Pour un fonctionnaire la cotisation moyenne annuelle santé est d’environ 1440 €. La part employeur devrait alors être de 72€. Un manque à gagner que la direction pourrait prendre en charge. En effet, la mesure n’aura pas un impact important pour l’entreprise au regard des 30000 départs d’ici 2020,
• la compensation des impacts fiscaux,
• une clause de revoyure.

La CGT revendique une participation de l’employeur immédiate à minima à 60% du niveau 3 de la MG.

Mais rappelons-nous que s’il est de plus en plus nécessaire d’avoir une complémentaire santé, c’est à cause des lacunes de la Sécurité Sociale et des baisses de remboursements justifiées par le fameux « trou de la Sécu ». Or tous les gouvernements se sont appliqués à le creuser en exonérant de cotisations le patronat (plus de 20 milliards d’euros d’exonération par an, soit plus que les 12,5 milliards de déficit de la Sécu en 2013). Ces exonérations doivent soi-disant faire baisser le chômage. Résultat : les chômeurs n’ont jamais été aussi nombreux et l’accès aux soins aussi cher.

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