L’EMPLOI CHEZ ORANGE EN FRANCE : TOUJOURS INSUFFISANT !!!!

L’emploi chez Orange en France : 7 000 recrutements de 2016 à 2018
c’est toujours insuffisant !
Selon la dernière étude sur le stress chez Orange,
l’emploi, est une préoccupation commune des
managers et des salariés, et pour cause : entre 2013
et 2015 l’UES a déjà perdu 8 440 ETP (équivalents
temps plein). Cela n’est pas sans conséquences dans
les services et plus particulièrement dans le domaine
réseaux qui est fortement impacté.
Que prévoit l’entreprise ?
Myrtille : La GPEC 2015/2020 présentée par la direction
prévoit que la force au travail interne va passer de
78 430 ETP CDI en 2015 à 57 340 ETP CDI en 2020 en
tenant compte des départs et des TPS, soit une baisse
de 25 %. D’autre part, pour évaluer ses besoins, l’entreprise
table sur la numérisation qui va, selon elle, accélérer
la baisse de l’activité. Elle estime donc à 7 880
maximum, le nombre d’ETP CDI manquants fin 2020.
Pour cela elle propose entre 2016 et 2018, 7 000 recrutements
externes, pour le Groupe, dont 3 600 jeunes
de moins de 30 ans, incluant 1 400 ex-alternants et
stagiaires, auxquels s’ajouteront 400 recrutements
d’alternants très haut débit.
Dans le même temps, la force au travail externe, (l’intérim
et sous-traitance) devrait passer de 24 % en 2015
à 28 % en 2018.
Quelles conséquences pour les salariés ?
Myrtille : La situation de l’emploi découle de la stratégie
de l’entreprise. Cette stratégie est centrée sur
« une expérience client incomparable », le déploiement
du THD en lien étroit avec les ambitions de
chiffres d’affaires et « explore 2020 » (3 MDs d’économie).
Quant au contrat social, la direction renvoie sa
réussite à la contribution et à la responsabilité individuelle
de chaque salarié.
La direction a identifié trois groupes de métiers : des
métiers nécessaires à la poursuite de l’activité, des
métiers émergents liés au déploiement de la stratégie
et à l’accompagnement de la transformation digitale
et enfin des métiers en cours de décroissance. C’est
donc l’employabilité des salariés qui est visée, cela va
passer par des changements dans l’organisation du
travail, des restructurations, des mobilités, de la polyvalence
et de la polycompétence.
Que dit la CGT ?
Myrtille : Passer de 6 000 à 8 000 recrutements serait
un minimum pour améliorer les conditions de travail.
La CGT pense que pour tenir ses ambitions, l’entreprise
doit cesser sa politique de baisse des coûts et faire de
l’investissement dans les hommes et les femmes une
priorité, pour cela elle peut réduire, voire supprimer,
les dividendes versés aux actionnaires. Ce serait un
signe fort, pour les salariés et les jeunes alternants, qui
espèrent un CDI mais aussi pour la prise en compte par
l’entreprise de la surcharge de travail, de l’intensification
du travail et de sa complexité. L’entreprise veut
s’appuyer sur le numérique pour accroitre les gains de
productivité, raison de plus pour exiger qu’ils soient
réinvestis pour les salariés et l’emploi. La CGT a d’ores
et déjà obtenu un engagement de 1 000 recrutements
supplémentaires ! La bataille continue !

Interview de Myrtille Martinez
Membre de la commission
emploi formation du CCUES

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