OU EN SOMMES NOUS?

« Le pouvoir c’est l’Héroïne du Politique, l’argent la Cocaïne du Patronat, la désinformation le Lsd des Médias, et le syndicalisme le Cannabis de l’Ouvrier. »

Platon avait dit : « Lorsque le sens de l’honneur qui fait que la Timocratie dégénérera en oligarchie, le goût pour l’or et les dépenses s’emparera plus encore de ceux qui détiennent le pouvoir. Dans leur esprit, la richesse se substituera définitivement à la vertu. Le gouvernement sera alors aux mains d’un petit nombre de personnes opulentes. »

Depuis des décennies, l’économie a pris le pas sur la politique. Il n’est aujourd’hui de langage, de programme, d’idéologie que dans le registre des sirènes de l’économie. Une emprise du pouvoir de l’argent qui est devenue telle, qu’elle dicte partout les conditions de l’action politique.

Dans ce régime de drogué qu’est l’Oligarchie, qui vénère que la puissance de l’argent, sa conception du pouvoir l’oriente dans une seule direction : détourner le bien commun vers l’accroissement du profit de quelques uns. Ayant perdu de vue le bien commun, le pouvoir politique va dériver dans toutes sortes d’erreur. En cherchant à favoriser les riches, il appauvrit les pauvres, et se trouve lui-même entrainé vers sa chute.

Platon a dit : » Les riches ne sont pas compétents pour gouverner parce qu’ils ont tendance à détourner le bien commun vers le profit personnel… » Le régime Oligarchique, va donc malgré lui engendrer une opposition de classes. Les riches vont s’isoler et accroitre leur richesse, les pauvres vont être relégués et seront de plus en plus pauvre. La société ne sera plus unifiée mais divisée contre elle-même.

La démocratie apparait lorsque les pauvres ayant remporté la victoire sur les riches, massacrent les uns, bannissent les autres, et partagent également avec ceux qui restent le gouvernement et les charges publiques. Nos sociétés revendiquent haut et fort leur attachement à la démocratie, et se définissent comme des démocraties. Se pourrait il que la démocratie ne soit que de façade et qu’en réalité nous vivons dans un régime oligarchique qui ne dit pas son nom ! On pourrait dire que l’opinion démocratique dans laquelle les hommes pensent est le discours d’un esprit enfermé dans la caverne qui ne voit que les ombres qui défilent sur le mur, ombres qui se dupliquent dans les illusions du discours des médias relayés par les politiques, peut être eux mêmes dupes de ces mêmes illusions,. Les objets réels que le prisonnier ne voit pas seraient les machinations des puissances de l’argent qui agissent dans son dos. il faudrait que dans la conscience des peuples une forte revendication d’intégrité morale et un degré élevé de transparence. En l’absence de l’une et de l’autre, on peut dire qu’à l’échelle du monde dans son ensemble, jamais la corruption n’a été aussi répandue. C’est un cancer universel qui empoisonne tous les échanges.

Dans un discours prononcé en juin 1991 lors de la commission trilatérale à Baden Baden, David Rockefeller a dit : »Nous sommes reconnaissants au Washington post, au New York times, Times magazines, et d’autres grandes publications dont les directeurs ont assisté à nos réunions et respecté leurs promesses de discrétion depuis 40 ans. Il nous aurait été impossible de développer nos plans pour le monde si nous avions été assujettis à l’exposition publique durant toutes ces années. Mais maintenant le monde est plus sophistiqué et préparé à entrer dans un gouvernement mondial. La souveraineté supranationale d’une élite intellectuelle et de banquiers mondiaux est assurément préférable à l’autodétermination nationale pratiquée dans les siècles passés. »

Sources :

Platon : la République

S.Carfatan : Docteur agrégé de philosophie, Professeur à l’Université de Bayonne et au lycée Victor Duruy, Mont de Marsan, France

D.Rockfeller : Mémoires

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