ORANGE NIE TOUJOURS LE DANGER DES PARASURTENSEURS

Jusqu’en 1978, France Télécom protégeait ses installations techniques des surtensions occasionnées par la foudre avec des parasurtenseurs à radionucléides. Depuis les parafoudres ont une technologie sans éléments ionisants, mais les 2 générations continuent à coexister dans nos réseaux. Ces dispositifs se trouvent soit dans les boitiers installés sur les poteaux (RP) soit dans les réglettes en tête du câble de transport. La complexité du projet de dépose massive qui va débuter en 2015 est la nécessaire obligation d’identifier et de trier. Dans sa politique de prévention, l’UILR a commencé le retrait des parasurtenseurs avant les plans de dépose initiés par la DI (direction de l’intervention).
Le projet national vise uniquement à remplacer les anciens parafoudres de toutes les têtes de répartiteur et de toutes les boites accrochées aux poteaux. Tout sera fait en une seule fois sur une durée de huit ans.

Comme par hasard on oublie de dire l’essentiel !!!!

Suite aux décès de 4 personnes au CCL de Saint-Nazaire entre 1989 et 1995 et suite à une plainte de la CFDT, Le groupe confiera en 1995 une étude épidémiologique à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), dont les résultats seront publiés en… 2003. En 1998 à Lyon, un médecin de prévention, réalise une étude qui relève un risque de contamination par du radium 226 et préconise un recensement exhaustif, une évaluation et un retrait des matériels. Sans effet.
La question ressurgit en Auvergne: en 2006-2007, sur les six techniciens ayant travaillé dans ce site, cinq présentent des tumeurs. Après enquête, le CHSCT fait jouer son droit à expertise. Via la CGT, il sollicite aussi la Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité (Criirad) pour analyser des parasurtenseurs qu’il a repérés. L’étude fait état de risques non négligeables. Celui de l’Hérault découvre ainsi l’existence des substances radioactives et vote en 2010 une expertise, sur le même modèle, après avoir constaté de nombreux cancers sur deux sites, à Béziers et Bédarieux.

Afin de disposer d’évaluations indépendantes, le syndicat CGT FAPT du Cantal a souhaité
avoir l’avis du laboratoire de la CRIIRAD sur la caractérisation radiologique de certains
modèles et sur l’estimation des risques radiologiques, tant en ce qui concerne l’exposition
passée que l’exposition actuelle en particulier lors de la collecte de ces parasurtenseurs.

La présente étude préliminaire permet de dégager un certain nombre de recommandations :

Qu’une fiche d’information pédagogique soit rédigée à l’attention des agents en
explicitant la différence entre les risques liés à l’exposition externe et les risques liés
à la contamination interne due à l’incorporation (ingestion, inhalation, transfert
cutané).

  • Pour la gestion des risques liés à l’exposition externe, la mise à disposition de

compteurs Geiger grand public (comme le RADEX) est suffisante
pour permettre aux agents de détecter la présence de parasurtenseurs irradiants (en
pratique seuls les parasurtenseurs au radium 226 semblent entrer dans cette
catégorie). Cela leur permettra de vérifier à partir de quelle distance des objets,
têtes de câbles, boîtiers etc., le niveau de radiation redevient égal au bruit de fond
naturel. Ceci permettra d’éviter des expositions inutiles qui peuvent intervenir pour
des stations prolongées à proximité de certains équipements, en particulier dans le
cas de l’entreposage de grandes quantités de parasurtenseurs radifères.

  • Pour la gestion des risques liés à l’incorporation, la recommandation d’utiliser des

gants lors de la manipulation des parasurtenseurs doit être généralisée, ainsi que le fait d’emballer les coffrets et boitiers en sachet plastique et d’entreposer les
matériels dans des lieux ventilés. En cas de doute la réalisation de frottis est à recommander.

  • Il est nécessaire de vérifier l’activité volumique du radon 222 dans l’air ambiant des locaux d’entreposage desparasurtenseurs contenant du radium 226.
    • Il est nécessaire de vérifier le niveau de tritium dans l’air ambiant des locaux d’entreposage des parasurtenseurs contenant du tritium.
      Concernant la reconstitution des expositions passées, il est important de tenir compte de toutes les voies d’exposition et d’en effectuer le cumul :

      • Exposition externe induite principalement par lesparasurtenseurs au radium 226. Il convient d’effectuer des évaluations pour les différentsscenario (travail sur les lignes, au niveau des répartiteurs, entreposage desparasurtenseurs neufs et usagés, etc..).
        • Exposition interne par incorporation du fait de la diffusion du tritium (en distinguant le cas desparasurtenseurs intacts et desparasurtenseurs endommagés).
          • Exposition interne par incorporation du fait de la diffusion du radon 222 distinguant le cas des parasurtenseurs intacts et des parasurtenseurs endommagés).
            • Exposition interne par ingestion ou inhalation de particules radioactives (radium 226, plomb 210, polonium 210, américium 241 (à confirmer),prométhéum 147, etc..) en particulier lorsque les parasurtenseurs sont endommagés.Les résultats préliminaires obtenus dans le cadre de la présente étude montrent que les expositions aux rayonnements ionisants n’étaient certainement pas négligeables et que la dose maximale annuelle admissible de 1 000 microSieverts par an a pu être dépassée pour certains scénarios dès lors que l’on tient compte des risques de contamination interne.

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